Réunion mi-annuelle des membres de l'Aquip
Mazout et carburants à l’ordre du jour
Le 28 novembre dernier, les membres ont eu l’occasion de discuter de actions privilégiées par l’AQUIP à la suite des préoccupations exprimées lors des forums de discussion du dernier congrès. Ce fut une fois de plus l’occasion de constater à quel point les actions de l’AQUIP correspondent aux besoins de ses membres.
Pierre Crevier et Sonia Marcotte
Après les mots de bienvenue exprimés par le président du conseil Pierre Crevier et la présidente-directrice générale Sonia Marcotte, l’assemblée est entrée dans le vif du sujet en abordant d’abord les questions touchant le mazout de chauffage.
Le mazout
Claude Pagé, le président du comité du mazout, a convié les membres présents à une réflexion axée sur les moyens à privilégier pour assurer la pérennité de l’industrie du mazout. À cet égard, les membres ont collectivement reconnu la nécessité d’enrayer, ou à tout le moins de ralentir, la défection des clients qui abandonnent le mazout pour adopter l’électricité. Il est en outre ressorti des discussions que, lorsqu’un client choisit de retirer ses équipements de chauffage au mazout, il vaut mieux le convaincre de passer à la biénergie plutôt que d’assister à la sortie du réservoir. Même si les volumes vont grandement diminuer, ce consommateur restera notre client et il sera toujours possible de l’inciter à utiliser davantage le mazout.
Le projet de soutien à l’industrie du mazout a reçu un accueil enthousiaste des participants qui y voient une solution efficace pour convaincre les clients de continuer à utiliser le mazout. Ainsi, les membres jugent qu’une remise de 500 $ par réservoir et de 1 000 $ par fournaise permettrait de convaincre nombre de clients hésitants à continuer à chauffer au mazout, plutôt que de changer de source de chauffage. Les membres ont donné le feu vert à leurs représentants qui vont maintenant initier les discussions avec les raffineurs et les importateurs, afin d’en venir à une entente de perception aux rampes de chargement. On estime qu’une perception de 0,5 ¢ par litre rapporterait 8 millions $ par année. Au surplus, la création d’un organisme de distribution des subventions reçoit l’aval des membres qui souhaitent que de rigoureuses procédures administratives régissent son fonctionnement. Les membres insistent en outre pour que les éventuelles subventions soient versées directement aux clients, comme le fait Hydro Québec qui verse des remises directement aux consommateurs d’énergie.
Les carburants
Serge Harnois, le président du comité des affaires économiques, a animé les discussions qui portèrent sur le secteur des carburants. Les membres ont passé en revue les actions vigoureuses menées par l’AQUIP pour soutenir les distributeurs de carburant. Les stratégies ont été exposées de sorte que les membres ont pu donner librement leur avis sur chacune d’entre elles. Qu’il s’agisse des démarches régulièrement menées auprès des décideurs politiques ou des nombreuses initiatives juridiques portées devant la Régie de l’énergie ou devant les tribunaux, les membres se sont montrés fermement décidés à utiliser les moyens dont nous disposons pour que le marché des carburants évolue dans une dynamique fortement concurrentielle. Or, la concurrence est justement menacée par des comportements commerciaux déloyaux axés sur des stratégies prédatrices de ventes à perte qu’il faut combattre avec la plus grande énergie. La complexe lutte juridique, menée par l’AQUIP au nom de ses membres, a donc reçu à nouveau un accueil solide. Les dirigeants de l’AQUIP se sentent ainsi plus appuyés que jamais lorsqu’ils se portent à la défense des intérêts et des droits de leurs membres.
Stratégie de rapprochement
Le président du conseil, Pierre Crevier, est particulièrement satisfait de la tenue de cette réunion mi-annuelle. Il estime que la stratégie de rapprochement, initiée par les forums de discussion tenus lors du dernier congrès et complétée par la rencontre mi-annuelle, rend l’AQUIP encore plus proche des préoccupations de ses membres. Cela permet de river nos actions à leurs besoins et, le cas échéant, d’ajuster le tir afin de mieux réponde à leurs préoccupations actuelles.