Regard sur le Québec:

Les indépendants et le biocarburant

Le nouveau gouvernement conservateur s’est engagé à ce que, d’ici 2010, les biocarburants comblent 5% de la consommation de carburant utilisés dans le transport, rapporte la Revue Commerce d’avril dernier. Or, les obstacles à franchir sont nombreux avant que cette proportion ne soit atteinte.

Deux conditions En effet, bien que l’utilisation du biocarburant ait fait ses preuves, son arrivée sur le marché des carburants doit être accompagnée d’une politique de taxation allégée qui en rendrait le prix d’achat plus concurrentiel. De plus, un système de distribution bien structuré doit en assurer l’accessibilité. Si ces deux conditions sont remplies, il est bien probable que le biocarburant puisse être utilisé à la hauteur de 5% des besoins totaux du Québec.

Les indépendants innovent C’est encore une fois les indépendants qui innovent. Après avoir initié la mise en marché de l’essence-éthanol il y a quelques années, voilà maintenant qu’ils préparent l’arrivée du biocarburant. La Revue Commerce précise d’ailleurs que Sonic et Olco travaillent à la mise en marché du biocarburant. Le directeur des affaires publiques de la Coop Féférée, Martin Scallon, estime que Sonic devrait être en mesure d’offrir ce carburant dans certains de ses postes d’essence d’ici deux ans.

Marché élargi Aujourd’hui, le marché du biocarburant cible les véhicules agricoles et les autobus. Mais, d’ici 5 ans, ce marché devrait s’élargir et viser aussi voitures fonctionnant au carburant diesel, précise Commerce.