COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Pour un débat rigoureux sur les prix des carburants

ERREUR MAJEURS

Anjou, le 15 avril 1998. Les audiences publiques de la Régie de l'énergie portant sur les prix des carburants débutent le 8 juin prochain. Elles permettront de tenir un débat de fond sur la valeur des éléments qui composent les prix des carburants. L'Association qui regroupe les compagnies majeures, l'ICPP, a décidé de nier les difficultés que connaît la marché pétrolier en menant une campagne massive de promotion. Elle y engagera 2,5$ millions par année.

Bien que leurs moyens soient limités, les entreprises pétrolières du Québec ne laisseront passer aucune inexactitude qui a pour effet de fausser un débat qui doit s'engager sous le signe de la transparence et de la rigueur. Les consommateurs du Québec méritent que les véritables enjeux leur soient présentés.

Dans cette perspective, l'Association des Distributeurs Indépendants de Produits Pétroliers publie un bulletin qui vise à corriger les erreurs diffusées par les compagnies majeures. En voici la première version.

Pas de profits

"Si on réglemente notre industrie en garantissant une marge de profit, ce sont les automobilistes qui vont en payer le prix au bout du compte. Une mesure qui réglementerait les prix et les profits irait à l'encontre du principe de la libre concurrence et de la compétitivité.", affirme René Miglierina, vice-président, division du Québec, à l'Institut Canadien des Produits Pétroliers. Journal de Montréal, le 8 avril 1998.

Rectification des faits

La loi sur la Régie de l'énergie vise à interdire les ventes à perte. Elle ne prévoit pas de profits. L'article 59 de la loi qui touche ces questions dit clairement que la Régie fixe les coûts d'exploitation nécessaires et raisonnables pour faire le commerce des carburants de façon efficace. Non seulement la loi ne prévoit-elle pas de marge de profits mais encore les indépendants n'ont-ils jamais fait pareille demande. Au contraire, la Régie permettra les ventes de carburant sans profits et sans pertes, c'est à cela que se limite son rôle. Elle s'assurera ainsi que les ventes à perte qui mettent en faillite des entreprises pétrolières du Québec efficaces ne soient plus permises, tout comme l'interdisent nombre de lois américaines.

Erreurs de chiffres, Québec et Ontario

Les indépendants constatent que les représentants des compagnies multinationales auraient fourni une information incomplète et erronée aux représentants des médias qui fut publiée dans La Presse et Le Devoir du 2 avril 1998. En effet, en prétendant que l'arrivée de la loi sur la Régie de l'énergie aurait pu faire augmenter le prix de l'essence de 1 cent le litre entre 1996 et 1997, les représentants de l'ICPP oublient de mentionner qu'une augmentation de 2,1 cents était intervenue entre 1995 et 1996 alors que la loi n'était pas en application. Bien plus, on observe une réduction du prix de l'essence de 4,8 cents depuis le début de la présente année, ce qui pourrait signifier, selon la logique des compagnies majeures, que l'arrivée de la loi a plutôt fait baisser d'autant les prix de l'essence!

Les représentants des compagnies majeures auraient aussi affirmé que l'essence se vendait en Ontario 2 cents moins cher qu'au Québec. Or, une simple vérification des statistiques hors taxes publiées par le gouvernement fédéral , pour les marchés de Toronto et Montréal, révèle que, pour les trois premiers mois de 1998, ce différentiel est dix fois moins important que ce qu'auraient affirmé les représentants des majeures.

Internet et le marché pétrolier

Pour obtenir des informations relatives au marché pétrolier du Québec, visitez le site de l'AQUIP au : www.aquip-petrole.com

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Source: Marie-France Cloutier, AQUIP (514) 355-9600

Informations: René Blouin, Président-directeur général, AQUIP (514) 355-9600