COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Mémoire à la Régie de l'énergie: Le marché du Québec se
compare avantageusement à celui des États-Unis

Anjou, le 2 mai 2000 Au Québec, pour desservir 100 000 habitants, nous disposons de 63 postes d’essence contre 66 aux États-Unis. Pour un nombre d’habitants comparable, il y a donc moins de postes d’essence au Québec que chez nos voisins du sud. " Cette réalité contredit les affirmations répétées des représentants des raffineurs qui soutiennent qu’il y a trop de postes d’essence au Québec ", a soutenu le Président-directeur de l’Association Québécoise des indépendants du Pétrole, monsieur René Blouin.

Ces données sont colligées dans le mémoire déposé aujourd’hui à la Régie de l’énergie dans le cadre de l’audience annuelle sur la fixation d’un montant au titre des coûts d’exploitation que doit supporter un détaillant en essence ou en carburant diesel. Le mémoire de l’AQUIP établit ainsi que, pour desservir leurs marchés, les États-Unis disposent de plus de postes d’essence par milliers d’habitants que le Québec, en dépit d’une densité de population cinq fois supérieure à celle du Québec et d’un marché dont la compétitivité est reconnue.

En fait, dès que l’on considère le service d’alimentation en carburant sur chaque territoire étudié, on réalise qu’il y a moins de postes d’essence au Québec qu’aux États-Unis pour desservir l’ensemble de la population de chacun des territoires. Dans ces conditions, la mesure de la population par poste d’essence constitue la plus juste donnée pour établir, à cet égard, des comparaisons entre les États-Unis et le Québec.

Concentration du marché
D’autre part, l’AQUIP met la Régie de l’énergie en garde contre la surconcentration du marché pétrolier entre les mains de quelques raffineurs. La concentration du marché entre les mains de quelques grandes entreprises qui constitue en effet un danger évident pour les consommateurs. Au Québec, le fait que quatre compagnies détiennent environ 70% du marché de détail suffit amplement à tirer la sonnette d’alarme. De pareilles concentrations ne sont pas tolérées par la Federal Trade Commission des Etats-Unis (l’équivalent américain du Bureau de la concurrence du Canada) lorsque vient le temps de juger de l’acceptabilité de la fusion de deux entreprises pétrolières. Une perspective de concentration aussi élevée que celle du Québec entraînerait une décision exigeant que les entreprises visées se départissent d’une partie de leur réseau de postes d’essence, de raffineries et de sections de pipeline, afin de limiter la concentration du marché. Les récentes décisions rendues ces dernières années par la FTC illustrent clairement les perspectives de refus de concentration des marchés que nous évoquons.

Cette situation de concentration excessive est d’ailleurs durement vécue par la Californie dont le gouvernement déplore maintenant la disparition des indépendants qui a fait monter les prix des carburants. Ceux-ci qui sont maintenant beaucoup plus élevés pour les Californiens que pour les autres citoyens américains.

Avantages pour les consommateurs
L’AQUIP rappelle que, au Québec, la concurrence offerte par les indépendants permet de limiter les prix de gros des raffineries. En conséquence, sans indépendants, les Québécois devraient débourser annuellement 337 millions$ de plus pour se procurer les produits pétroliers dont ils ne peuvent se passer.

Le mémoire de l’AQUIP déposé aujourd’hui à la Régie de l’énergie est disponible sur le site Internet de l’Association. On y accède en composant www.aquip-petrole.com

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Source: Marie-France Cloutier, AQUIP (514) 355-9600
Information: René Blouin, AQUIP (514) 355-9600