COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Audience de la Régie de l’énergie
Les consommateurs sortiront perdants de la surconcentration du marché entre les mains des raffineurs.
Québec, le 26 février 2001. Les consommateurs paient cher leur essence en raison des coûts élevés du pétrole brut et des marges de raffinage. Ces deux éléments profitent aux multinationales du pétrole qui affichent ainsi des profits records. La surconcentration du marché de détail entre les mains des raffineurs provoquera des augmentations de prix qui alourdiront davantage le fardeau financier des consommateurs.
" Dans la région de Québec et de Lévis, les multinationales du pétrole peuvent profiter de leurs profits records pour limiter à presque rien, pendant de longues périodes, les marges des détaillants qui accumulent ainsi les déficits d’opération. Les entreprises pétrolières à intérêt québécois, qui ne détiennent pas de raffineries, se retrouvent ainsi financièrement étouffées " a déclaré René Blouin, Président-directeur général de l’Association Québécoise des Indépendants du Pétrole.
C’est cette situation commerciale déloyale qui amènera à terme la concentration du marché entre les mains de quelques raffineurs. Ceux-ci auront alors tout le loisir d’augmenter les prix sans que les consommateurs ne puissent bénéficier d’une diversité d’entreprises nécessaire à l’obtention de prix avantageux.
La Régie de l’énergie
Pour éviter l’avènement de ces situations qui nient la vraie concurrence, les indépendants du pétrole réclament l’intervention de la Régie de l’énergie afin que le marché retrouve une stabilité propice au maintien de la concurrence avantageuse pour les consommateurs. Une décision de la Régie de l’énergie dans le sens de ce que réclament les indépendants n’augmentera pas nécessairement les prix. Au contraire, si la décision d’inclure la valeur des coûts d’exploitation au prix minimum s’appliquait strictement, les prix de l’essence vendue aux pompes de Québec et de Lévis diminueraient.
" Nous voulons simplement que cessent les pratiques commerciales déloyales axées sur les ventes à perte qui sortent du marché les entreprises les plus efficaces ", a précisé monsieur Blouin.
Trop de postes d’essence à Québec?
Cette affirmation est mal fondée. Bien que les multinationales du pétrole affirment sans arrêt qu’il y a trop de postes d’essence au Québec et à Québec, ces prétentions ne tiennent pas dès que l’on établit des comparaisons entre le marché québécois et celui des États-Unis. À cet égard, le Québec dispose même d’un réseau de postes d’essence plus efficace puisqu’on dénombre 61 postes d’essence pour 100 000 habitants au Québec contre 63 aux États-Unis.
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