Enquête de la Régie de l'énergie
(Juillet 2003) La Régie de l’énergie a choisi de mener une enquête sur le prix des carburants dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Haute Mauricie (La Tuque et les environs).
L’AQUIP a été contactée par la Régie afin de déposer un mémoire qui exprime la position des indépendants du pétrole sur la question des prix des carburants dans les régions visées par l’enquête.
Votre Association a donc soumis un document qui explique clairement les causes des augmentations successives du prix des carburants qui ont accablé camionneurs et automobilistes. Il ressort nettement de l’analyse soumise par l’AQUIP que, en 1999, les détaillants ont maintenu des marges relativement stables et n’ont nullement abusé de la situation. Pour leur part, les raffineurs ont maintenu des marges confortables, malgré les importants profits associés au commerce du brut. Les pays et les multi-nationales du pétrole qui oeuvrent dans le secteur du pétrole brut ont évidemment été à l’origine du principal facteur d’augmentation des prix de l’essence et du carburant diesel.
" Rappelons-nous que le prix les prix de gros des raffineries de Montréal publiés dans l’Oil Buyers’ Guide se situaient à un peu plus de 13¢ par litre d’essence ordinaire en début d’année. Ils ont atteint plus de 29¢ au début d’octobre et se situent maintenant autour de 26¢. Les prix de gros offerts aux indépendants sont donc de plus de 13¢ supérieurs à ce qu’ils étaient en début d’année. Comment s’étonner, en pareilles circonstances, que les prix de pompe de l’essence se soient appréciés d’une valeur équivalente. ", précise le document de l’AQUIP.
En conclusion, l’Association rappelle que la Régie aurait pu aisément aider les indépendants à jouer plus efficacement leur rôle de concurrent, sans craindre les effondrement de prix qui menacent leur survie. Si la Régie avait en effet utilisé son pouvoir d’inclusion au prix minimum de la valeur des coûts d’exploitation d’un détaillant efficace, elle aurait permis que le jeu de la concurrence s’exerce plus librement, sans craintes de représailles financières qui menacent la survie des entreprises pétrolières indépendantes.
Serge Therrien
Président du Comité des affaires économiques